"L'OEIL DU CYCLOPE" 

Photo de l'oeuvre retour

Un homme nous raconte : "L'homme habitait dans la forêt. Elle était noire et dense. Un jour en cherchant, en avançant, il arriva à une clairière, il découvrit un lieu duquel, au-dessus de la cime des arbres il pouvait observer le ciel. Et là il décidade s'installer, et d'enterrer ses morts." Le ciel! une vision qui sublime les vies. Il les rend moins obscures et les aide à construire, par sa dimension infinie, leurs voies dans la forêt des possibles. Dans cet endroit un autel lui a été dressé: iris par lequel entrera la lumière célestre et par lequel s'épanouira la reconnaissance. Douze troncs sculptés représentent les stèles commémoratives de ce mémorial du commencement des temps et des êtres. Nous sommes devant une inscription imaginaire entre l'homme et l'infini. Nous éprouvons la temporalité de notre passage et l'intemporalité des divinités nées dans la forêt.

"L'OEIL DU CYCLOPE" surprend et stimule, comme un coup de foudre, l'âtre refroidi de nos origines enfouies. Cet endroit réagit aux changements de sa source, la lumière, et des saisons. Il vit avec son environnement aux palpitations éphémères. Il nous fait partager la rencontre entre un horizon élevé et nos vies enracinées.

Patricia Tolentino.