Macaron de Nancy

La Marchande de MacaronsLe macaron de Nancy doit sa renommée à deux soeurs converses (chargées de tâches domestiques) de la communauté des Dames du Saint Sacrement de nancy.

Lors du décret de suppression des congrégations religieuses (5 avril 1792), Catherine GRILLOT et Elisabeth MORLOT se trouvèrent dans l'obligation de quitter leur communauté. Elles furent accueillies dans la famille GORMAND, au 10 rue de la Hache à Nancy. Pour participer aux frais qui chargeaient cette famille, elles eurent l'idée de fabriquer des petits gâteaux et d'aller elles-mêmes commercialiser leur production sur les marchés et aussi faire du porte à porte.

Le macaron aurait été apporté en France par des cuisiniers italiens, à l'époque de la Renaissance.
"Le Macarone", en vénitien, veut dire "pâte fine" et serait en fait cousin de macaroni.

En Lorraine, on commence à en parler à propos de Catherine, la fille du Duc Charles III et de Claude de France, fille de Catherine de Médicis. Celle-ci avait amené avec elle ses cuisiniers novateurs italiens lorsqu'elle épousa Henri II et devint reine de France.

En 1624, elle fonda un monastère à Nancy selon la règle de Saint-Benoit, donnant l'exemple d'humilité et de patience, n'hésitant pas à faire les tâches domestiques les plus durent en y ajoutant des mortifications les plus sévères.

Vitrail original de la Maison de SoeursSa santé se délabra. Dom Calmet écrit que "La faiblesse de son estomac ne lui permettait plus que d'absorber 2 oeufs frais avec des poudres digestives, jamais de fruits, ni de confitures."

Alors que la "faiblesse de son estomac" la condamnait à mourir d'inanition, un petit gâteau confectionné par les soeurs converses lui permit de survivre. C'est ce délicieux petit macaron que les deux soeurs Catherine GRILLOT et Elisabeth MORLOT fabriquèrent.

Quoi qu'il en soit, la guérison de Catherine de Lorraine intervint.

A base d'amandes broyées, de blanc d'oeuf et de sucre de canne, sa recette était déjà connue à Remiremont.

"Les soeurs Macarons" conservèrent le secret de sa fabrication et le commercialisèrent.

Catherine GRILLOT étant décédée, Elisabeth MORLOT transmit le secret à une de ses nièce, Elisabeth MULLER.

Le secret fut ensuite transmis au fils, puis aux générations suivantes des époux MULLER.

En 1952, la Ville de Nancy a honoré les soeurs macarons en donnant leur nom à la partie de la rue de la Hache où pris naissance la fabrication du "Macaron de nancy".