Délice glacé de Plombières

C'est à la fin d'un souper fin qu'apparaît le nom de Plombières sur la nappe: une crème glacée parfumée au kirsch et aux fruits confits ou une glace à base de lait d'amandes et de crème fouettée.

Mais quelle est l'origine de ce dessert qui aurait été servi à Napoléon III et à la Cour, à Plombières en 1858 lors de la réception occulte de Cavour ?

Savoir s'attarder aux terrasses de PlombièresOn sait plus sûrement qu'en 1798 un glacier-confiseur du nom de Tortoni, et appartenant à la Maison créée par Velloni à Paris, au coin du boulevard des Italiens et de la rue Taitbout, servait de la glace dite "Plombières". Il s'agissait d'un entremets glacé aux oeufs et fruits confits, formé dans un moule en ...plomb. Voilà le fin mot de l'histoire teintée d'antériorité.

L'appellation figure également dans "Splendeurs et misères des courtisanes" de Balzac (1839-47).

En revanche, il est établi qu'en 1882, un pâtissier plombinois, M. Philippe, produisit une "glace Plombières" qui se distingua vite par la macération des fruits confits dans du kirsch, ce qui lui donna un goût original et incomparable!

De 1903 à 1967 et 1995, MM. Maillot, Brunella et Racco perpétuèrent l'idée et le choix du kirsch, dont la capitale, Fougerolle, est si bien proche de Plombières.

A leur suite, à l'Hôtel de la Fontaine Stanislas, perché au-dessus du pays, Michel Bilger est le gardien de la fabrication à la quatrième génération familiale depuis 1912. Dans le métier depuis 24 ans, ce quadragénaire d'expérience veille à la tradition artisanale.

C'est par quantités de deux litres qu'il fait sa crème anglaise :

Trois variétés sont pratiquées :

Conseil de chef : la qualité du kirsch compte!